Sous-titres en direct pour les personnes sourdes et malentendantes
Waavoo affiche en direct les sous-titres d’une conférence, d’un cours ou d’une assemblée, sur le téléphone de chaque participant ou sur l’écran de la salle. Chacun règle la taille du texte et le contraste, sans application ni compte. Ces sous-titres complètent la langue des signes et la LfPC, ils ne les remplacent pas ; quand chaque mot compte, la vélotypie reste la référence.
À quoi servent des sous-titres en direct ?
À suivre une prise de parole au moment où elle a lieu, en lisant ce que dit l’orateur, sans dépendre de l’audition, d’un appareil auditif ou de la lecture labiale.
- Aux personnes sourdes et malentendantes qui lisent la langue de l’orateur, et en particulier à celles qui sont devenues sourdes ou malentendantes au cours de leur vie sans avoir appris la langue des signes.
- À tout le public : au fond d’une grande salle, dans un lieu bruyant, face à un accent ou à un terme technique, lire ce qui se dit aide tout le monde.
Les sous-titres reprennent la parole dans sa langue : du français vers le français, par exemple. Une séance peut aussi afficher une traduction, dans l’une des sept langues proposées, mais une seule langue à la fois. Pour des sous-titres et une traduction en même temps, il faut deux séances simultanées, selon nos disponibilités.
Que ne remplacent-ils pas ?
- La langue des signes. La LSF en France, la LSQ et l’ASL au Canada sont des langues à part entière. La Loi canadienne sur l’accessibilité reconnaît l’ASL, la LSQ et les langues des signes autochtones comme les langues les plus utilisées par les sourds au Canada pour communiquer (paragraphe 5.1(2)). Pour une personne dont c’est la première langue, un interprète reste nécessaire.
- Le codage en LfPC (langue française parlée complétée), pour les personnes qui s’appuient sur un codeur.
- La vélotypie et le sous-titrage humain, quand chaque mot compte. Un professionnel transcrit la parole, signale qui parle et les sons utiles, et corrige au fil de l’eau. Pour un examen, une audience, une consultation ou une négociation, c’est la référence.
Le bon dispositif se choisit avec les personnes concernées. Waavoo peut s’ajouter à un interprète dans la même salle, pour celles et ceux qui lisent plutôt qu’ils ne signent, ou suffire quand des sous-titres automatiques répondent au besoin.
Comment se lisent les sous-titres ?
- Sur son téléphone, par un lien ou un QR code, sans application ni compte. Chaque lecteur choisit l’un des cinq thèmes, dont un thème à contraste élevé, et une taille de texte de 24 à 150 px (28 px par défaut sur téléphone). L’interligne se règle aussi.
- Sur l’écran de la salle, en mode projection : les sous-titres en grand, sans aucune interface. Le QR code de la séance peut y être réaffiché d’une touche pour les retardataires.
- Au fil de la parole : la phrase en cours peut encore se corriger pendant qu’elle s’écrit, puis elle se fixe.
Les mots encore provisoires et les lignes précédentes s’affichent volontairement estompés, pour guider l’œil vers ce qui se dit. Le texte fixé de la ligne en cours atteint un contraste d’au moins 8,3:1 sur chacun des cinq thèmes, et rien ne clignote plus de trois fois par seconde. Le détail, critère par critère, est dans notre déclaration d’accessibilité.
Comment organiser un événement sous-titré ?
- Demander les besoins à l’inscription : interprète en langue des signes, codeur LfPC, sous-titres, boucle magnétique. Chaque personne sait ce qui lui convient.
- Tout faire passer par un micro. Ce qui n’y passe pas n’est pas sous-titré : prévoyez un micro pour les questions de la salle.
- Annoncer les sous-titres dans l’invitation. Le lien et le QR code n’existent qu’à l’ouverture de la séance, peu avant l’événement : affichez-les alors à l’accueil et sur l’écran de la salle.
- Garder des places face à l’écran si les sous-titres y sont projetés, sans gêner la vue sur un interprète.
Le branchement du son et la connexion nécessaire sont détaillés sur notre page traduction simultanée de conférence. Pour les cours, voir aussi le sous-titrage des cours à l’université.
Que disent les textes ?
En France, l’article 78 de la loi du 11 février 2005 prévoit que, dans leurs relations avec les services publics, les personnes sourdes et malentendantes bénéficient, à leur demande, d’une traduction simultanée écrite et visuelle de toute information orale ou sonore les concernant. Le dispositif peut notamment prévoir la transcription écrite, un interprète en langue des signes française ou un codeur en langage parlé complété.
Au Québec, l’article 10 de la Charte des droits et libertés de la personne garantit l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans discrimination fondée sur le handicap ou sur l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.
Au Canada, la Loi canadienne sur l’accessibilité vise un pays exempt d’obstacles au plus tard le 1er janvier 2040, notamment dans les communications (article 5). Elle s’applique aux entités fédérales et aux entreprises qui relèvent de la compétence du Parlement (article 7).
Aucun de ces textes ne désigne un outil. Le dispositif se décide avec les personnes concernées : Waavoo peut en faire partie, il ne remplace pas cette décision.
Quelles sont les limites ?
- La précision. Les noms propres et les termes rares peuvent être mal reconnus. Nous ne publions pas encore de mesure de précision ; le plus sûr est un essai sur un extrait de votre événement.
- Ni noms ni sons. Les WCAG définissent les sous-titres comme couvrant aussi les sons utiles à la compréhension. Waavoo transcrit la parole seulement : il n’indique ni qui parle, ni les rires, applaudissements ou musique.
- Un décalage. Le texte suit la parole avec un retard : lors d’un échange de questions, laissez le temps de lire avant de passer la parole.
- Ce qui ne passe pas par le micro n’est pas sous-titré.
- Le réseau. Les sous-titres dépendent de la connexion de la salle et de nos serveurs : pour une personne qui en dépend, prévoyez une solution de repli.
- Une seule langue à la fois : sous-titres ou traduction, pas les deux en même temps sur la même séance.
- Pas de texte après l’événement : c’est le prix de « aucun texte n’est conservé ».
Questions fréquentes
Les sous-titres remplacent-ils un interprète en langue des signes ?
Non. Pour une personne dont la langue des signes est la première langue, le français écrit est une langue seconde : un interprète reste nécessaire. Les sous-titres servent celles et ceux qui lisent plutôt qu’ils ne signent, et peuvent s’ajouter à l’interprétation dans la même salle.
Quelle est la précision des sous-titres ?
Nous ne publions pas encore de mesure de précision. Les noms propres et le vocabulaire rare peuvent être mal reconnus. Le plus sûr est un essai sur un extrait de votre propre événement, relu par les personnes qui liront les sous-titres.
Les sous-titres indiquent-ils qui parle ?
Non. Ils transcrivent la parole qui passe par le micro, sans nom d’orateur ni description des sons (rires, applaudissements, musique). Pour un débat à plusieurs voix où ces repères comptent, un sous-titreur humain les ajoute.
Faut-il une application ou un appareil particulier ?
Non. Les participants ouvrent un lien web ou scannent le QR code affiché dans la salle, sans application ni compte. Un navigateur à jour suffit, sur téléphone, tablette ou ordinateur.
Le texte est-il conservé après l’événement ?
Non. L’audio n’est jamais enregistré, et les sous-titres sont supprimés à la fin de la séance. Si un compte rendu écrit est nécessaire, il faut un autre dispositif.